Un personnel féminin de la Bioforce soigne des réfugiés malades sous une tente. Activités des éléments de la Bioforce répartis dans différents camps de réfugiés, à Kibumba, Katale, N'Dosho et Buhimba, le 7 août 1994. Référence 01 94 196 123 31 Date de début 07/08/1994 Date de fin 07/08/1994 Lieu(x) Goma Kibumba N'Dosho Zaïre Provenance ECPA Mention obligatoire © Claude Savriacouty/ECPAD/Défense Copier le lien permanent (ARK) https://archives.ecpad.fr:443/ark:39674/1f17530e7075696a8d6ffa163ef0300b.moteur=arko_default_6989dacfef00f Informations techniques Format d'origine 24x36 Support d'origine Acétate Procédé Original Négatif Couleur Couleur Orientation paysage Catégories Période 1990-2000 Opérations extérieures Afrique Rwanda (Turquoise 1994) Thématique Armées Services interarmées Service de santé des armées (SSA) Matériels, armement et infrastructures Infrastructures spécifiques Infrastructures de santé Structure médicale projetable Structure médicale projetable française depuis 1945 Société Population civile et vie civile Vie des armées Aide humanitaire Réfugié Guerres et opérations extérieures Aide médicale aux populations Mots-clés Bioforce Opération "Turquoise Population civile Service de Santé Camp de réfugiés Ambiance Intérieur Tente Portrait de groupe Soigner Personnel féminin Enfant Personnel médical ONG MSF La photographie est issue de la série photographique suivante : Opération Turquoise au Rwanda du 23 juin au 5 septembre 1994. Description : L'opération "Turquoise" s'est déroulée du 22 juin au 21 août 1994 avec l'accord des Nations Unies par le vote de la résolution 929. Cette dernière prévoit un déploiement français avec des objectifs humanitaires en coopération avec la MINUAR (Mission des Nations Unies au Rwanda) qui doit à court terme relever les troupes françaises engagées. Dès le vote de la résolution, un pont aérien est réalisé entre Paris et Goma, projetant ainsi hommes et matériels au Zaïre. Parallèlement, l'armée de l'Air installe une base aérienne à Kisangani. Le dispositif interarmées "Turquoise', aux ordres du général Lafourcade, se déploie au Rwanda : Gikongoro, Kibuye, Cyangugu. La première réalisation des unités est d'assurer immédiatement la protection des camps des réfugiés rétablissant un climat de confiance favorable au déploiement de l'aide humanitaire.Dès le 29 juin, François Léotard, ministre de la Défense, vient inspecter le dispositif mis en place. Simultanément, le flux logistique s'intensifie sur l'aéroport de Goma. Le 3 juillet, un millier de personnes est évacué de Butare. Le 5 juillet, en raison de l'effondrement des forces armées rwandaises, une zone humanitaire sûre (ZHS) est créée au sud-ouest du Rwanda afin d'assurer la sécurité des réfugiés. Cette zone représente le principal théâtre d'opérations pour l'EMMIR. Le 16 juillet, la situation bascule : les troupes rebelles atteignent Gisenyi, ville frontalière de Goma, repoussant ainsi un million de réfugiés. Si, en ZHS, le dispositif français permet de parer au plus pressé et d'assurer la survie des 2 millions d'habitants de la zone et des 2,5 millions de réfugiés ; à Goma, aucune structure n'est capable de contenir ce flux massif. Au bout de quelques jours, l'épidémie de choléra se propage et les morts jonchent la ville (50000 morts). La situation sanitaire se dégrade. Malgré les faibles ressources humaines présentes, le général Lafourcade mobilise tous les moyens disponibles pour faire face à ce drame : camion citerne, soins, déploiement des équipes de la Bioforce, distribution de nourriture par le BSL, enfouissement des corps, remise en état de la piste de Goma par le génie de l'air. Face à cette débauche d'énergie, la situation se stabilise. Le mandat des troupes françaises se terminant, la passation de pouvoirs entre les unités et la MINUAR II s'effectue. Fiche de la série photographique Certains documents conservés à l'ECPAD ne sont pas encore numérisés ou ne peuvent pas être diffusés sur internet. Pour consulter ces archives, vous pouvez vous rendre en salle de lecture au fort d'Ivry-sur-Seine. La salle de lecture est ouverte à tous, gratuitement, et sans réservation. L’inscription est obligatoire lors de la première visite. Si vous souhaitez vérifier que les documents décrits sur le site internet sont consultables sur les postes de la salle de lecture, ou pour effectuer une demande de sortie de document(s) pour une consultation en salle de lecture, veuillez contacter l’adresse mediatheque@ecpad.fr