Autour de Verdun.

Voyage terrestre et fluvial sur le champ de bataille de Verdun : depuis une voiture cahotante, l’opérateur filme, en un long travelling, les bords de la Meuse, d’Ancemont au fort d’Haudainville. De la route, on aperçoit le fleuve qui inonde la campagne, un cimetière militaire, un canal encombré de péniches. Des cavaliers au trot, des convois hippomobiles empruntent cet axe dangereux, protégé par des filets de camouflage. En contrebas, des artilleurs pointent un des mortiers de 400 mm qui ont pris part à la bataille, entre Dugny et Ancemont. A l’entrée de Verdun, un convoi de mulets transporte les cuisines d’un état-major. Puis le voyage se poursuit en descendant la Meuse, sur un bateau à pétrole servant au ravitaillement des batteries. Après les façades de Verdun, vues du fleuve, ce sont les maisons du faubourg de Belleville, et, creusés dans les berges escarpées, les misérables abris des soldats. Le tour des champs de bataille s’achève par la route. Des prisonniers travaillent à les remettre en état. Devant Douaumont, des fantassins embarquent dans des camions tandis que la relève monte aux premières lignes. Près du bois de Vaux-Chapître, des abris sont creusés dans des talus de pierraille. Des fumées d’explosion ponctuent les crêtes dégarnies du Bois Fumin, totalement dévasté. Un opérateur cinématographique vient de recevoir un éclat d’obus, il est évacué sur un brancard jusqu’à un véhicule sanitaire (1).

Notes :

Métrage d'origine inconnu ; métrage conservé 209 m.

12 cartons en français, le titre manque.

11e Armée.

Dist. Eclair.

Film n° 493 dans la numérotation d’origine et dans le catalogue " Les films militaires français de la première guerre mondiale ", Françoise Lemaire, 1997.

(1) L'opérateur de prise de vue de la Section cinématographique de l'armée dont un carton intertitre annonce la blessure sur le front de Verdun n'a pas pu être identifié. Cette blessure n'est attestée par aucune autre source. Tout en étant persuadé que les risques du métier de caméraman de la SCA étaient évidents et qu'on ne remet pas en cause cette exposition au danger, on ne peut pas certifier cet événement, peut-être mis en scène par le montage.

Le film sur la cassette VHS et numérisé ici est légèrement différente du film positif acétate P-AN.

Sur la cassette de vision et le fichier numérique, le titre a été restitué et l'ordre de quelques séquences inversées. Le film débute ainsi par le travelling le long de la Meuse. Les images du transport des cuisines de l'état-major et celles de Verdun prises depuis un bâteau à moteur sont montées après. Par ailleurs ne figure pas, à la fin du film, la scène des gazés conduits par leurs camarades dans les rues de Vouziers. A la place est insérée une séquence montrant des brancardiers qui disposent un soldat blessé sur une civière puis le transportent vers l'arrière.

Référence
Date de début
01/01/1916
Date de fin
30/11/1916
Date de réalisation
30/11/1916
Réalisateur(s)
Inconnu
Lieu(x)
Provenance
  • SCA/SPCA Section cinématographique de l'armée
Copier le lien permanent (ARK)

Informations techniques

Format d'origine
35 mm
Couleur
Noir et blanc

Catégories

Période
Thématique
  • Armées
    • Armée de terre
  • Matériels, armement et infrastructures
    • Armement
      • Pièces d'artillerie
        • Canon
          • Canon français 1re guerre mondiale
    • Domaines spécifiques
      • Matériel d'évacuation (blessés)
        • Matériel d'évacuation français 1re guerre mondiale
  • Société
    • Milieu naturel, faune et flore
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