Arras. Hôpital Saint-Jean. Une salle. [légende d'origine] Chambre d'hôpital avec plusieurs lits, des chaises et une baignoire. Trou dans le mur suite à un impact. Référence SPA 1 C 109 Date de début 23/05/1915 Date de fin 23/05/1915 Photographe(s) Machard, Pierre Lieu(x) Arras Pas-de-Calais Provenance SPA/SPCA Mention obligatoire © Pierre Machard/ECPAD/Défense Copier le lien permanent (ARK) https://archives.ecpad.fr:443/ark:39674/1f133876a79e62aea04ffa163ef0300b.moteur=arko_default_6989dacfef00f Informations techniques Format d'origine 9x12 Support d'origine Plaque de verre Procédé Original Négatif Couleur Noir et blanc Orientation hauteur Catégories Période Première guerre mondiale Opérations militaires Front occidental 1915 Offensives en Artois Thématique Société Santé (secteur civil) Mots-clés Hôpital Mobilier Vue intérieure Impact Débris Chambre La photographie est issue de la série photographique suivante : Etats des lieux de la ville d'Arras et de sa région en mai 1915. Description : Arras est, pendant la guerre, le théâtre de violents bombardements liés aux batailles de l'Artois successives. Début octobre 1914, pendant la première de ces batailles, deux jours de pilonnement intensif de l'artillerie allemande détruisent l'Hôtel de ville et le beffroi. En mai 1915, au moment de ce reportage, la ville connaît une relative et courte période d'accalmie pendant que les Français repoussent l'ennemi à Notre-Dame de Lorette, Neuville-Saint-Vaast, Souchez, Carency, Ablain-Saint-Nazaire, à une dizaine de km au nord de la ville. Machard peut ainsi rendre compte des destructions opérées pendant les dix premiers mois de la guerre. Fin juin aura lieu un nouvel épisode de bombardements. L'opérateur reviendra en juillet photographier à nouveau les destructions, cette fois avec du matériel de prise de vues en couleur pour compléter ses clichés en noir et blanc. Ce reportage propose de parcourir la ville d'Arras, alors éprouvée par les bombardements. De nombreux monuments religieux et historiques figurent parmi les ouvrages touchés par les obus. Parcourant les rues d'Arras, l'opérateur de la SPA (Section photographique de l'Armée) photographie les églises, les bâtiments administratifs, sanitaires et culturels. L'état du palais de l'évêché de Saint-Vaast, de la cathédrale, de l'église Saint-Jean-Baptiste et de son presbytère, de la chapelle Saint-Charles, de l'hôtel de ville et sa grande place, de l'hôpital Saint-Jean, du musée de peinture Dériquen et de la caserne Schramm, où plusieurs chevaux ont été tués par un obus de 155mm, témoignent des destructions provoquées par l'artillerie allemande. Plusieurs photographies contiennent des scènes insolites, tels que les portraits d'habitants restant dans les ruines de leurs bâtiments (le chef de gare et son équipe restent ainsi à leur poste malgré les bombardements). Le reportage montre également la destruction de nombreuses maisons sur la grande place, les rues du marché Saint-Jean, du marché au filet, Sainte-Croix, de la Petite Place, les rues Méaulens, Saint-Géry, des Trois Visages, Jacques-le-Caron, du Rivage, de la Housse et les places de la gare et du théâtre. Les jardins de la ville et des habitations servent de cimetières provisoires où des soldats métropolitains et nord-africains sont enterrés. Le reportage propose également des vues du campement du 13e régiment de hussard, les ambulances du 10e corps et le 7e régiment d'artillerie, près de Warlus. Des enfants du village visitent le camp. Note : voir les films 14.18 A 171 (tourné par Alfred Machin pour Pathé) et 14.18 B 588 (tourné par un opérateur Gaumont, peut-être Pierre Périn). Fiche de la série photographique Toute réutilisation ou diffusion des archives est soumise à autorisation préalable. Veuillez adresser vos demandes à l'adresse achat-images@ecpad.fr. Certains documents conservés à l'ECPAD ne sont pas encore numérisés ou ne peuvent pas être diffusés sur internet. Pour consulter ces archives, vous pouvez vous rendre en salle de lecture au fort d'Ivry-sur-Seine. La salle de lecture est ouverte à tous, gratuitement, et sans réservation. L’inscription est obligatoire lors de la première visite. Si vous souhaitez vérifier que les documents décrits sur le site internet sont consultables sur les postes de la salle de lecture, ou pour effectuer une demande de sortie de document(s) pour une consultation en salle de lecture sur place, veuillez contacter l’adresse mediatheque@ecpad.fr, en mentionnant les références souhaitées. Les délais de traitement des demandes de sorties de documents sont compris entre une semaine et deux mois.