Dans le camp de concentration de Dachau libéré, des déportés rescapés attendent derrière les barbelés, près des baraquements. Dans le camp de concentration, des déportés rescapés attendent derrière les barbelés, près des baraquements Référence TERRE 10422-R12 Date de début 05/05/1945 Date de fin 10/05/1945 Photographe(s) Malin, Henri Lieu(x) Allemagne Bavière Dachau Provenance Service cinématographique de l'armée Mention obligatoire © Henri Malin/ECPAD/Défense Copier le lien permanent (ARK) https://archives.ecpad.fr:443/ark:39674/1f13287e2e3f60d29c48fa163ef0300b.moteur=arko_default_6989dacfef00f Informations techniques Format d'origine 6x6 Support d'origine Nitrate Procédé Original Négatif Couleur Noir et blanc Orientation portrait Catégories Période Deuxième guerre mondiale Campagne d'Allemagne et d'Autriche Libération des camps Thématique Cérémonies et traditions Commémorations / anniversaires Mémoire de la déportation Mots-clés Camp de concentration Déportation Baraquement Barbelé La photographie est issue de la série photographique suivante : Avance de la 2e division blindée (2e DB) sur le Rhin ; libération du camp de concentration de Dachau. Description : AVERTISSEMENT : ce reportage présente des images difficiles ou choquantes pouvant heurter la sensibilité de certaines personnes. Le reportage présente deux sujets distincts. L'un est consacré à l'avance de la 2e DB (Division blindée) sur le Rhin lors de la campagne d'Allemagne du 21 avril au 8 mai 1945, l'autre concerne la libération du camp de concentration de Dachau. 1) Avance de la 2e DB (Division blindée) sur le Rhin (21 avril-8 mai 1945). Deux compagnies de la division du général Leclerc, poursuivant leur avance en Bavière, ont capturé douze prisonniers SS français dans un petit bois à proximité de la petite ville de Bad Reichenhall que l'unité occupe le 6 mai 1945. Après s'être rendus sans combat aux troupes américaines, ces hommes engagés dans la 33e Waffen SS dite division Charlemagne, dont certains sont issus du régiment "Hersche", ont été internés dans la caserne des chasseurs de montagne de Bad Reichenhall puis apprenant que leurs gardiens allaient être relevés par des Gaullistes, décident de s'évader. Repris par les hommes de la 2e DB, ils sont placés sous surveillance et questionnés par le général Leclerc comme en témoignent les photos. Jugeant leur attitude insolente, le général décide de les faire fusiller sans aucun jugement (pas d'images de l'exécution). D'autres photographies témoignent de milliers de prisonniers allemands faits par les troupes alliées, marchant ici le long de l'autostrade entre Munich et Salzburg. Le 22 avril 1945, des chars Sherman et des camions de la division Leclerc traversent le Rhin à hauteur de Beinheim sur un pont de bateaux construit par le Génie de la 1re Armée. A l'extrémité, un bunker de la ligne Siegfried, déjà surmonté de la Croix de Lorraine et du drapeau français, sert de point d'attache au câble retenant les canots pneumatiques du pont. 2) Libération du camp de concentration de Dachau. Libéré par les troupes américaines le 29 avril 1945, le camp de Dachau fut le premier camp de concentration allemand, ouvert dès le 22 mars 1933. Les photographies, prises le 12 mai 1945, témoignent en partie des atrocités qui s'y déroulaient et de la prise en charge des prisonniers par l'armée américaine. Des cadavres de détenus s'amoncellent, entassés sur des charrettes par des civils allemands. Des rescapés, très affaiblis, semblent lutter pour survivre. Ceux atteints de dysenterie ou du typhus sont évacués. Un survivant du camp de Dachau présente au photographe ce qui était très certainement une unité de destruction de parasites, fonctionnant au gaz et destinée à assainir les tenues des prisonniers. Sur les portes des trois cellules, les inscriptions en allemand avertissent des précautions à prendre lors de la désinfection : "Durée de gazage ; Attention gaz ! ; Danger mortel ! ; Ne pas ouvrir !". On observe également les fours crématoires. La photographie d'un chien rappelle que le camp "possédait un chenil où les misérables condamnés à mort étaient jetés en pâture aux chiens affamés" détaille la légende d'origine. Enfin, des vues plongeantes sur plusieurs hangars, ceints d'un double réseau de fils barbelés électrifiés, révèlent l'ampleur du camp. (1) Notes : Il y a de nombreuses erreurs dans l'attribution des noms de reporters et des numéros de reportages dans les cahiers de légende d'origine. Ainsi, la partie du reportage Terre 10422 consacrée à Leclerc avec les "prisonniers SS français" est légendée deux fois : - une fois sous la référence Terre 10412 (mais les clichés du Terre 10412 sont ceux des cérémonies du 9 mai 1945 à Paris...) et sous le nom du reporter Henri Malin ; - une fois sous la référence Terre 10422 avec les deux autres sujets du reportage (Dachau et le pont sur le Rhin) et sous le nom du reporter Weill. D'après M. Jean-Claude Notin, qui a fait des recherches approfondies en 2004, la série de clichés "Leclerc et les prisonniers SS français" est très certainement attribuée au reporter Henri Malin, qui vivrait encore en 2004. (1) Le camp de Dachau fut le premier camp de concentration allemand, ouvert dès le 22 mars 1933. A l'origine, il comprenait des installations pour l'entraînement des unités Waffen SS combattantes et un camp de concentration. Ce dernier pouvait "absorber" de 40000 à 50000 hommes. Au 26 avril 1945, il rassemblait 67605 détenus. Entre autres groupes ethniques et sociaux, 39 % des déportés de Dachau étaient juifs, d'autres tziganes, religieux, etc. Ils étaient de toutes nationalités. Hommes et femmes étaient "parqués" dans des bâtiments séparés. Près de 12000, notamment parmi les derniers convois arrivés, étaient porteurs de maladies infectieuses. Entre le 29 avril et le 5 mai 1945, les membres du comité international clandestin de Dachau, devenus partenaires des Américains, ont dû faire face à des problèmes de police, de sécurité, de santé et de ravitaillement. En s'acquittant de tout cela, ils ont sauvé la vie aux survivants des convois. Voir la légende d'origine apportant le témoignage émouvant du photographe du SCA Henri Malin à la découverte du camp. Fiche de la série photographique Certains documents conservés à l'ECPAD ne sont pas encore numérisés ou ne peuvent pas être diffusés sur internet. Pour consulter ces archives, vous pouvez vous rendre en salle de lecture au fort d'Ivry-sur-Seine. La salle de lecture est ouverte à tous, gratuitement, et sans réservation. L’inscription est obligatoire lors de la première visite. Si vous souhaitez vérifier que les documents décrits sur le site internet sont consultables sur les postes de la salle de lecture, ou pour effectuer une demande de sortie de document(s) pour une consultation en salle de lecture, veuillez contacter l’adresse mediatheque@ecpad.fr