50 ans de cinéma aux armées : La vie à l'arrière.

Des explosions dans les champs de bataille, les soldats aux armes, les soldats au sol : sont des images qui témoignent de la tragédie, la mort et la destruction produits de la guerre.
Depuis des années, le cinéma et l'armée constituent un lien qui permet au technicien de cinéma de mettre à disposition de l'armée ses connaissances, à fin de produire des images qui resteront témoignage des événements uniques de paix ou de guerre, ou bien qui servent à l'enseignement des nouveaux soldats de l'armée.
Depuis sa création en 1915 et comme résultat de son évolution, le service photographique et cinématographique de l'armée a suivi des nombreux changements de nom : le dernier, l'Etablissement cinématographique de l'armée, dont le siège est au fort d'Ivry.
Cette série de 7 émissions aspire à reconstruire l'historique des 50 ans du cinéma au sein de l'armée.
Un train arrive en gare : des pensionnaires sont les seuls voyageurs. Pour se détendre, ces soldats qui quittent le front pour rejoindre leur familles se rendrent à la cantine ou au cinématographe.
Avant sa exploitation en salle de cinéma, le service cinématographique se déplaçait : deux soldats, des appareils de projection et des bouteilles d'oxygène et acétylène. Ça constituait le service cinématographique de l'armée. Eventuellement, une salle de projection était ouverte et l'armée se transformé en entrepreneur de spectacle forment ses propres techniciens.
M. Devarennes, étant réalisateur, devient ainsi opérateur du service cinématographique et travailla dans les projections des journaux hebdomadaires de l'armée ayant reçus leur visa par la censure.
M. René Jeanne retrace les origines du service cinématographique des armées à l'année 1914. A ce moment le Ministère de la guerre et le commandement étaient opposés aux prises de vues ou cinématographiques sur le front des armées. Pourtant ; un officier du ministère de la guerre, anciennement directeur de l'opéra comique, et un journaliste de cinéma réussi à obtenir l'approbation du ministère de la guerre pour instaurer le service de prises de vues des armées. Ainsi, le ministère de la guerre accepte que les maisons d'édition cinématographiques possédant journaux d'actualité, Pathé, Gaumont, Eclair et Eclips, envoyaient des opérateurs sur le front pour l'enregistrement des prises de vues qu'ils considéraient intéressants.

La vie du soldat pendant la première guerre se dévoile difficile. Dans les tranchées, les conditions de travail s'aggravent à l'arrivée de l'hiver, et les soldats manquent des moyens pour survivre la bataille dans ces conditions. Mais ils en résistent.
D'un autre côté, le service médical lutte pour faire face à la croissante quantité des blessées. Pour quelques soldats, leur rétablissement se déroule dans des centres construits prés du front ; pour des autres, dans des centres bien éloignés. Pourtant, quelques soldats nécessitent aussi d'aide pour s'en remettre émotionnellement.

Un soldat doit être bien nourri et habillé. Grandes quantités de chaussures et vêtements sont ainsi produisent, mais ce qui est fabriqué pour le soldat est souvent commun et de mauvais qualité.
Pourtant, les restrictions imposées à la population civile ne touchent l'armée, et la consommation de essence et pétrole est en constant augmentation.
Des autres éléments et matériaux sont aussi mis à disposition de l'armée, mais souvent leur qualité est inférieur et les modèles son démodés.

L'armée est devenue la plus grande entreprise de travaux public que la France ait connue : construction et entretien de rues, voies ferrées, ces travaux sont assurés même sous de conditions de bombardements.

Réalisé avec le concours de l'ECA (Etablissement cinématographique des armées).
Film uniquement en consultation - Aucune exploitation commerciale possible actuellement, même sous forme d'extraits. Recherche d'ayants-droit à réaliser.
Origine probable : ORTF et droits d'exploitation INA, mais ne figure pas sur leur site internet.

Référence
Date de réalisation
01/01/1965
Réalisateur(s)
Berger, Jean-Loup
Lieu(x)
Provenance
  • ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) (1515033)
Copier le lien permanent (ARK)

Informations techniques

Format d'origine
16 mm
Couleur
Noir et blanc

Catégories

Période

Mots-clés

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