Présentation fonds privés

174 000 photographies et 334 films.
1863-2009.
Images fixes consultables sur poste informatique : 41 %.
Images animées consultables sur poste informatique : 80 %.

L’ECPAD conserve des fonds d’images, d’importance numérique très variable, entrés par don, dépôt ou achat. Les thèmes en sont divers mais toujours en rapport avec l’histoire militaire de la France, qu’il s’agisse d’images en prise directe avec la guerre ou de sujets photographiés par un militaire en temps de paix.

Fonds privés.

94 000 photographies et 274 titres de films.
1863-2009.
Images fixes consultables sur poste informatique : 76 %.
Images animées consultables sur poste informatique : 94 %.

Dans le cadre de sa mission de service public et d’ouverture de ses moyens de conservation des archives audiovisuelles, l’ECPAD accueille et conserve de nombreuses collections en provenance de particuliers et d’associations patrimoniales, en lien avec la Défense et désireux de préserver la mémoire combattante. Variables par leur volume et leur origine, ces collections apportent le plus souvent un regard inédit sur des événements de l’histoire militaire française parfois non saisis par les équipes de prises de vues officielles des armées.

Œuvres de photographes et de cinéastes amateurs pour les plupart, les fonds privés (référence D) témoignent de l’engouement précoce des militaires pour ces médias d’enregistrement du réel, bien avant que l’institution ne se dote d’un organisme officiel dédié à la prise de vues photographiques, la section photographique de l’armée, en 1915.

Leurs archives dévoilent la variété et l’évolution technique des procédés mis en oeuvre au cours des XIXe, XXe et XXIe siècles, d’une part de la photographie analogique (ambrotypes, papiers albuminés, ferrotypes, négatifs au gélatino-bromure d’argent sur support verre puis souple, autochromes, diapositives etc.) à l’avènement du numérique, d’autre part du film (8 mm, 9,5 mm, Super 8 en noir et blanc puis en couleur) à la vidéo. Entremêlant collections de vues à caractère touristique ou familial et images documentaires, ce corpus réunit un savant mélange des genres photographiques et cinématographiques, souvent à la charnière entre loisir personnel et activité professionnelle.

Enfin, les fonds privés constituent une source originale pour de nombreux sujets tels que l’expansion coloniale de la France en Afrique, Asie et outre-mer dès 1880 (fonds d’Amade ou Imbert), les conflits mondiaux (fonds Tournadour d’Albay ou Brockman), les guerres de décolonisations (fonds Smet ou Le Boudec) ainsi que la vie quotidienne des armées au travers des manoeuvres, des commémorations et des opérations extérieures après 1954 (fonds Cudennec ou Hammel).

Dépôts.

77 000 photographies et 206 films.
1930-2002.
Images fixes consultables sur poste informatique : 0 %.
Images animées consultables sur poste informatique : 39 %.

L’ECPAD conserve également des documents mis en dépôt par des associations chargées de la promotion du souvenir combattant ou des institutions en rapport avec l’univers de la Défense. À l’instar des collections privées ou des fonds reversés par divers organismes de la Défense, ces fonds d’archives audiovisuelles constituent une source de premier ordre pour l’enrichissement des collections de l’ECPAD.

L’ECPAD accueille ainsi en dépôt des films répartis en séries, tels ceux du musée de l’Air et de l’espace (référence MDA) ou de la Fondation Charles de Gaulle (référence FDG).
Depuis 2005, la Documentation française (référence D) a confié la conservation, la gestion documentaire et la diffusion de sa photothèque à l’ECPAD, consultable en albums. Ce corpus est organisé au sein de quatre grandes collections :

  • celle dédiée à la seconde guerre mondiale (21 000 clichés) provient des services chargés à Londres et à Alger de rassembler une documentation visant à informer clandestinement les citoyens et les mouvements de résistance en France, ainsi que du service central photographique du gouvernement de Vichy (SCP) dont le rôle était d’autoriser ou non la publication des photographies de la France occupée ;
  • celle dédiée à l’Afrique noire francophone (8 000 clichés), héritage de plusieurs services d’information du gouvernement français qui se sont succédés entre 1930 et le début des années 1980 ;
  • celle dite « Images de France » (40 000 clichés) sur l’évolution de la France dans ses aspects politiques, économiques et sociaux, entre 1950 et 2002 ;
  • celle dite « Vues aériennes obliques » (8 000 clichés) constitue une documentation unique sur l’évolution du paysage urbain à Paris et en région parisienne entre 1959 et 2002.