Présentation fonds Indochine

101 022 clichés et 700 titres de films.
Septembre 1945-1956.
Images fixes consultables sur poste informatique : 84,02 %.
Images animées consultables sur poste informatique : 88 %.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France s’engage dans le conflit indochinois et envoie dans la péninsule un corps expéditionnaire composé de soldats de carrière. Dès lors, des opérateurs militaires français, qui opèrent dans le cadre du service presse information* (SPI), couvrent les événements et témoignent de l’engagement des armées françaises depuis l’arrivée de la 2e division blindée du général Leclerc à Saïgon en septembre 1945, ainsi que des richesses humaines et économiques de l’Indochine. Après la défaite de Diên Biên Phu en mai 1954, les reporters assistent au départ des forces françaises jusqu’en 1956.

Fortement ancrées dans la propagande de reconquête coloniale dans les premières années, les photographies prennent un relief à la fois plus réel et plus violent dans les années 1950 avec le début des grandes batailles, dans lesquelles les reporters sont désormais plongés. Outre les aspects militaires, de nombreux reportages abordent les aspects politiques, économiques, culturels, ethnographiques et religieux des provinces indochinoises. Les photographies des années 1945 à 1950 sont classées dans la collection Indochine ; après 1950, le fonds est classé chronologiquement et par grandes zones géographiques : Annam (référence ANN), Cambodge (référence CA), Centre Vietnam (référence CVN), Cochinchine (référence COC), Hanoï (référence HA), hauts plateaux montagnards (référence HMP), Laos (référence LAOS), Nord Vietnam (référence NVN), Saïgon (référence S), Sud Vietnam (référence SVN) et Tonkin (référence TONK).

La partie cinématographique du fonds comprend des films d’actualité et des films documentaires – comme le magazine Regards sur l’Indochine – réalisés par le service cinématographique des armées (SCA) et destinés à alimenter les actualités françaises et à informer les troupes (références FT, J, SCA, FFA). Outre ces films montés, les épreuves tournées par les cameramen du SCA, parmi lesquels Georges Kowal ou Pierre Schoendoerffer, représentent plus de cinq cents titres (références ACT). Douze films de propagande tournés par les services cinématographiques vietnamiens apportent le point de vue vietminh. Enfin, plusieurs documentaires réalisés postérieurement au conflit offrent une vision synthétique de la guerre d’Indochine.

* Les services militaires d’information en Indochine sont dès 1945 organisés en camps de presse rattachés à un détachement de propagande. Davantage structurés à partir de 1948, ils prennent successivement les dénominations de « service presse propagande information » (juillet 1948), « service moral information » (novembre 1948), « service militaire d’information » (février 1950) et enfin « service presse information » (juin 1950). Le SPI est chargé de rendre compte de l’action de l’armée française dans la péninsule indochinoise et de surveiller le moral des troupes.