Après trois ans d’épreuves, Paris n’a rien perdu de son activité, ni de ses charmes. Le calme matinal souligne la beauté immuable de ses monuments puis la ville se met au travail : péniches, remorqueurs et bateaux-mouches sillonnentla Seinedont les quais sont remplis de marchandises que l’on décharge.
Autour des Halles, l’animation bat son plein et aux carrefours, les tramways, fiacres et taxis se croisent tandis que le métro ne désemplit pas. Dans les secteurs vitaux, la mobilisation des femmes assure une parfaite continuité des activités : conductrices dans les transports, ouvrières dans les usines, employées dans les postes, les casernes et les grands magasins.
Chalands autour des vitrines, flâneurs aux terrasses et ouvriers à l’heure de la sortie animent les rues d’un perpétuel mouvement. Mais Paris reste aussi la capitale des loisirs : le jardin du Luxembourg accueille les écoliers, l’avenue du Bois de Boulogne et le lac offrent aux élégants promeneurs les plaisirs de la marche, de l’équitation ou du canotage, et les réunions sportives, cross ou match de football, remportent un vif succès.
Malgré tout, Paris n’oublie pas la guerre. La gare de l’Est accueille les permissionnaires, l’Hôtel des Invalides abrite les trophées ennemis. Les jeunes parisiens s’entrainent au maniement des armes et la foule acclame les glorieux bataillons qui défilent dans les rues. Car la victoire est inscrite dans les traditions de Paris : l’Arc de Triomphe le rappelle aux regards et la devise de la ville aux mémoires.

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : 1917
  • Lieux : Paris
  • Évènement : Paris après trois ans de guerre.
  • Référence : 14.18 B 369
  • Copyright : ECPAD