« Les ailes qui s’ouvrent ».
En Algérie, à Fort de l’Eau, des jeunes garçons et filles travaillent dans un atelier de modèles réduits de planeurs et d’avions, destiné à éveiller chez eux le goût du sport aérien. Ils effectuent ensuite des essais, plus ou moins réussis, à l’extérieur. Il existe aussi à Alger un centre de documentation interalliés où sont exposés différents modèles réduits, qui attire un public nombreux.

« Bag pipers ».
Sur les Champs-Elysées, au pied de l’Arc de triomphe, les « bag pipers » (joueurs de cornemuses) féminines de l’armée canadienne donnent un concert. Une foule nombreuse composée de civils et de militaires, dont des Canadiens, assiste au spectacle. La présence de la population parisienne est un « hommage à l’effort de guerre consenti par la Femme canadienne ». Aux jardins des Tuileries, elles entament un quadrille, toujours au son de leurs instruments, sous les yeux du général Revers.

« Le sang de l’empire ».
Les troupes coloniales, venant notamment d’Afrique, ont pris une part importante dans la victoire de la France sur l’Allemagne nazie. Certains de ces soldats noirs ont été démobilisés et retournent dans leur pays natal. A Marseille, le général Ingold en félicite quelques-uns avant leur départ ; son épouse leur remet des cadeaux. A leur arrivée à Dakar, ils sont accueillis par un détachement d’honneur.
Le reportage suit un tirailleur sénégalais qui retourne dans son village de brousse. Son arrivée dans le village est triomphale, une fête folklorique traditionnelle est organisée pour le « retour du héros ».
De nombreux dispensaires oeuvrent pour la préservation de la santé des populations de l’empire. Ils sont notamment très engagés dans la lutte contre la maladie du sommeil qui fait des ravages dans les pays de l’A.O.F. En 1944, 4,5 millions de visites médicales ont été effectuées et 20 000 Africains atteints ont été dépistés et traités. La lutte contre cette maladie passe également par une action sur le terrain, en plus des soins : les militaires s’impliquent en effet dans la destruction des foyers de vie de la mouche tsé-tsé, à l’aide de lance-flammes.
Dans la banlieue de Dakar, près de Ouakam, la compagnie blindée européenne effectue un exercice de combat. Beaucoup d’engagés composent le personnel de cette unité. Après ce type de manoeuvres, éprouvantes sous ces latitudes, les soldats se reposent dans des centres ou à la mer.

« Chef de file ».
La Marine nationale forme ses moniteurs au centre Siroco, baptisé ainsi en l’honneur du torpilleur « Siroco ».
Dans ce centre, les futurs « chefs de file » suivent un entraînement sportif intense, forgeant ainsi leur corps et leur moral. Ils sont aussi formés aux pratiques maritimes, telles que la voile et l’aviron.

« Pacification de l’Indochine ».
Le 31 octobre 1945, le nouveau haut-commissaire de France en Indochine, l’amiral Thierry d’Argenlieu est accueilli à Saïgon par le général Leclerc, le brigadier-général Gracey et le contre-amiral Graziani. Venu représenter la France aux confins de son empire, il a pour mission de rétablir l’ordre républicain malmené par les poussées viêt-minh en Cochinchine.
Cette mission a été confiée au Corps Expéditionnaire français en Extrême-Orient, plus particulièrement aux hommes de la 2e DB du général Leclerc et aux marins du cuirassé « Richelieu ». Des actions amphibies sont menées dans le delta.
La poche de résistance du sud de Saïgon est réduite par le lieutenant-colonel Massu. Malgré la végétation et les difficultés posées par le Viêt-minh, la zone de paix s’étend. La ville de Gô Cong, sur laquelle flotte à nouveau le drapeau français, est reprise ; cet assaut a coûté la vie à un soldat français.
De nombreux réfugiés, chinois notamment, viennent se mettre sous la protection du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO), dont la mission est de « rétablir la confiance et lutter contre les diverses propagandes qui ont polarisé la résistance à l’Européen ». De nombreux ponts détruits pendant la guerre sont reconstruits pour permettre l’avancée du CEFEO qui emploie, pour cette tâche, des prisonniers japonais.
L’action française en Indochine n’est pas seulement militaire mais « elle a un rôle civilisateur, de rétablissement de la paix, de la justice dans le cadre d’une autonomie intérieure de l’Union française ».

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : 1945 - 1946
  • Lieux : Algérie, Bouches-du-Rhône, Cap Saint-Jacques, Cochinchine, Dakar, France, Ile-de-France, Indochine, Marseille, Mékong, Paris, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Saïgon, Sénégal
  • Évènement : Magazine n°21.
  • Personnes : Leclerc, Massu, Revers, Thierry d'Argenlieu
  • Équipe de tournage : SCA : Service Cinématographique des Armées
  • Référence : MAG 221
  • Copyright : SCA : Service Cinématographique des Armées - ECPAD