Le village d’Oradour-sur-Glane, à 20 kilomètres de Limoges, est en ruine suite aux exactions de la division SS « Das Reich ». Le 10 juin 1944, les soldats allemands, par mesure de représailles, ont réuni les habitants du village sur la place centrale, séparé les hommes des femmes et des enfants et les ont massacrés, les uns dans les granges, les autres dans l’église qu’ils ont ensuite incendiée. Il y eut en tout environ « un millier de victimes » (1).

Quelques survivants reviennent honorer la mémoire des disparus. Un rescapé guide un groupe de personnes à travers le village et montre les granges, qui portent encore sur leurs murs les impacts des balles, et l’église, dont il ne reste que des ruines.

Mais Oradour-sur-Glane n’est pas la seule ville-martyre à avoir souffert des atrocités commises par les soldats allemands. En effet, à Issy-les-Moulineaux, des ouvriers creusent une fosse pour y enfouir quelques cercueils. Des soldats montrent les lieux exacts dans lesquels la Gestapo aurait torturé les prisonniers : une chaufferie dont « les souffleries d’air chaud épuisaient d’abord les victimes », les traces de mains et de coups de fouet incrustées dans les murs en amiante et, enfin, les poteaux d’exécution où un simulacre de garrotage est fait devant la caméra.

(1) Le commentaire mentionne « environ un millier de victimes » à Oradour-sur-Glane. Il y eut en fait, après dénombrement, 643 morts dont 500 femmes et enfants.

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : 1944
  • Lieux : Oradour-sur-Glane
  • Équipe de tournage : Service cinématographique de l’armée (SCA)
  • Référence : MAG 201
  • Copyright : ECPAD