Sénégal : La manœuvre « N’Diambour II » est le plus important exercice franco-sénégalais, impliquant quarante et un avions et douze navires de guerre, dont le porte-avions « Foch », en plus d’unités terrestres sénégalaises et françaises de la 11e Division parachutiste (11e DP) et de la 9e Division d’infanterie de marine (9e DIMa). Cet exercice se déroule dans le cadre des accords de défense liant les deux pays et a pour but de tester les capacités de commandement combiné pour la conduite d’opérations interarmées. La France, grâce à ces accords de défense, peut intervenir dans différents pays et déployer vingt cinq mille hommes entraînés si les circonstances le demandent. En plus, elle assure une présence permanente par le biais des mille coopérants militaires servant dans différents pays amis. Dans les années soixante dix, l’armée française a été engagée dans plus de vingt-cinq opérations de tous types (évacuation de ressortissants, aide humanitaire, militaire, etc.).

Liban : le 19 mars 1978, le président Giscard d’Estaing décide l’envoi d’un contingent de mille trois cent militaires français dans le cadre de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), pour rétablir la paix dans le sud du pays. Cette mission principale s’accompagne de mesures de déminage nécessaires à la libre circulation des personnes.

Thaïlande : Un avion de transport (DC 8 ) du Commandement opérationnel du transport aérien militaire (COTAM) achemine vers la Thaïlande vingt-sept tonnes de fret médical au profit du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR). Ce fret est destiné à équiper un hôpital ambulant pour les populations cambodgiennes fuyant la guerre voir note 1. Le 14 juillet 1980, un avion ramène, de Bangkok vers la France, les premiers réfugiés cambodgiens.

Tchad : en avril 1980, la guerre civile éclate, faisant de nombreuses victimes parmi la population. La France envoie sur place un élément médical militaire d’intervention rapide (EMMIR), à la frontière tchado-camerounaise, où se rassemblent de nombreux exilés ; en vingt-sept jours, l’EMMIR soigne plus de trois mille deux cent blessés.

Zaïre : en mai 1978, le deuxième Régiment étranger parachutiste (2e REP) est largué sur Kolwezi pour rétablir la situation et, surtout, venir en aide à la population civile menacée Voir note 2.

Note 1 : Après deux ans de conflit armé avec le Vietnam, le régime en place à Phnom Penh est renversé en janvier 1979 par le front uni de salut national du Kampuchéa (FUNSK), aidé par l’avancée de troupes vietnamiennes sur son territoire, provoquant ainsi un exode massif des populations vers les pays voisins, en particulier la Thaïlande.

Note 2 : En mai 1978, les rebelles sécessionnistes katangais, aidés par l’Angola, prennent d’assaut la ville de Kolwezi et y assassinent de nombreux habitants, zaïrois et européens (Belges et Français). La France envoie sur place des éléments parachutistes (2e REP) pour rétablir la situation et sauver les populations.

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : Novembre 1980
  • Lieux : Afrique, Dakar , Kolwezi , Liban , Sénégal , Tchad , Thaïlande, Zaïre
  • Évènement : Les forces d'action extérieures.
  • Équipe de tournage : Stéphane Holden
  • Référence : 80.2.12
  • Copyright : ECPA - ECPAD