Quatrième et dernière table ronde de la journée organisée à l’Ecole militaire mardi 22 novembre et consacrée aux « Regards sur une année d’engagements opérationnels ».

 Lors de cette dernière table ronde, dix hommes issus des trois armées sont venus raconter leur vécu, apporter leur vision des conflits auxquels ils ont participé à partir d’un avion de chasse, d’une frégate anti-aérienne ou d’un véhicule blindé. A l’image du lieutenant-colonel Caffaro, du 21e régiment d’infanterie de marine, blessé le 18 septembre 2010 en Afghanistan par un obus de mortier, qui témoigne: Il est essentiel pour nous de savoir que l’institution fera tout pour nous sauver. Après avoir combattu pour sa survie, l’officier mène un nouveau combat, celui de la reconstruction. L’homme regagnera son régiment cinq mois après avoir été blessé.

Même théâtre, autre témoignage. Le sergent chef Yann Baratte, contrôleur aérien avancé du commando parachutiste de l’air 20, raconte une prise à partie dans la vallée d’Alasay : Nous avons assuré la coordination d’une seule frappe aérienne, au bon endroit. Après 8h de combat, la meilleure des récompenses, c’était le silence.

Ces engagements ont aussi un coût humain. 26 militaires sont morts en opérations depuis un an, une centaine ont été blessés sur le seul théâtre afghan.