« La semaine en France ».
Dans le Vercors, à proximité des ruines du village de Vassieux, une cérémonie commémorative se tient devant la grotte de la Luire (1). Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères, remet au village martyr la Croix de la Libération, puis le général Doyen décore les membres des familles morts au champ d’honneur. Un défilé, présidé par le général Descours, gouverneur militaire de Lyon, clôture la cérémonie.
Le général Legentilhomme est nommé gouverneur militaire de Paris. A cette occasion, il dépose une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, avant de signer le livre d’or.
De nombreux Parisiens visitent une exposition d’avions militaires américains au pied de la tour Eiffel, qui s’achève par un défilé aérien.

« Un des secrets militaires alliés ».
Qualifiée de facteur déterminant de la suprématie aérienne alliée, une combinaison de vol américaine est présentée, pour la première fois à l’image. Elle est testée dans une centrifugeuse, afin de vérifier si elle permet au pilote de conserver toutes ses facultés et ainsi d’éviter les sensations d’aveuglement voire d’asphyxie.

« Place à la vie… ».
A la gare de Lyon (à Paris), en présence d’André Diethelm, ministre de la Guerre, cinq cents enfants de victimes civiles et militaires prennent le train à destination de la Suisse.
Un autre train transporte des permissionnaires de la 1re armée à Nice. Ils y sont logés dans les centres de repos de la 1re armée, établis dans divers hôtels de la ville (Mirabeau, Westminster, Napoléon, Merveille Hôtel). Au programme de leurs activités figurent promenades, sport sur la plage et baignade.

« Renaissance des ports français ».
A Marseille, le port moderne, endommagé pendant la guerre – contrairement au Vieux Port, est remis en état. Désormais, de cette « plaque tournante américaine », matériels et soldats américains embarquent pour le front du Pacifique.

« Images d’Allemagne ».
Après la prise de conscience de la « barbarie » nationale-socialiste, symbolisée par un attroupement de Berlinois devant une proclamation placardée intitulée « Wessen Schuld ? » (A qui la faute ?), la vie quotidienne reprend dans Berlin, sur un « rythme surprenant », s’étonne le commentaire. Ainsi, les habitants occupent les terrasses des cafés, empruntent le métro ou des moyens de transports rudimentaires comme une charrette. Derrière le Reichstag, un marché noir florissant est vite dispersé par la police alliée.
Dans la zone française, au camp Beau-Séjour de Reutin, sont internés des nationaux-socialistes militants, notamment des femmes filmées lors de la corvée de pluches. Le présentateur note qu' »il sera sans doute long et difficile de désintoxiquer les Allemands d’une propagande massive ».

« Il y a un an… 1er août 1944″.
Une rétrospective d’images d’archives évoque le retour des premiers soldats français sur leur sol natal. Sur une plage de Normandie, hommes et chars Sherman de la 2e DB (Division blindée) débarquent d’un LST (Landing Ship Tank), suivis de peu par leur chef, le général Leclerc. La division traverse ensuite les villages de France sous les acclamations de la foule et d’un commentaire enthousiaste, qui souligne la francité de ces images (« Une caméra française a saisi l’une des plus belles et des plus émouvantes images de la guerre »).

« Supplément des actualités alliées ».

« A l’attaque des avions casse-cou japonais ».
Dans le Pacifique, de violents combats opposent la Marine américaine aux kamikazes. Tout d’abord, l’aviation américaine attaque les bases japonaises. De retour de mission, les avions de combat américains Hellcat appontent avec difficulté : un appareil prend feu mais son pilote est sauvé, un autre manque sa manoeuvre et tombe à la mer. Malgré les tirs de DCA (Défense contre avions), un kamikaze sur dix, précise-t-on, parvient à franchir les lignes de défense américaines. Ainsi, un avion japonais s’écrase sur le porte-avions « Saratoga », déclenchant à bord un violent incendie, que l’équipage parvient à maîtriser. Le porte-avions « Bunker Hill » est également touché : la présence sur le pont de 34 avions chargés de carburant aggrave l’incendie, circonscrit à l’aide des lances à eau du croiseur « Wilkes Barre ». Même si de nombreux hommes sont repêchés, le bilan est lourd avec près de 400 morts et 300 blessés. Cependant, la conclusion rapporte que « l’avion kamikazé n’a pas réussi jusqu’à présent à couler un seul grand navire de guerre ».

« Nouveaux officiers américains ».
A l’école militaire de West Point (Etat de New-York), en présence du général Clark, le général Bradley remet leurs diplômes à 850 élèves qui deviennent sous-lieutenants (armées de Terre et de l’Air). Le général Clark remet lui-même le prix à son fils William.
A l’école navale d’Annapolis (Etat de Maryland), M. Forrestal, secrétaire d’état de la Marine, remet leurs diplômes à 1040 nouveaux officiers de Marine. Une grande parade clôture la cérémonie.

(1) Le 27 juillet 1944, les blessés de la grotte de la Luire, évacués de l’hôpital de Saint-Martin par crainte d’un bombardement, furent exécutés par l’occupant.

« Retrouvez ici l’histoire du Journal de guerre ».

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : Août 1945
  • Lieux : Allemagne, Alpes-Maritimes, Annapolis, Berlin, Bouches-du-Rhône, Drôme, Etats-Unis, France, Ile-de-France, Marseille, Nice, Normandie, Océan Pacifique, Paris, Provence-Alpes-Côte d'Azur,Rhône-Alpes, West Point
  • Évènement : Journal filmé de l'Armée n°52.
  • Personnes : Bidault, Georges, Bradley, Clark, Descours, Diethelm, Doyen, Leclerc
  • Équipe de tournage : SCA : Service Cinématographique des Armées
  • Référence : J 52
  • Copyright : SCA : Service Cinématographique des Armées - ECPAD